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Introduction
En 1920, l'Automobile Club de l'Ouest s’attache à la création d'une compétition dont la particularité devait contribuer à l'évolution du progrès technique et favoriser l'essor de l'automobile. En 1922, le club annonce la réalisation d'un nouveau type de compétition dans la Sarthe, une épreuve d'endurance. Durant l'épreuve, des équipes de deux pilotes par voiture se relaieraient jour et nuit.
La première édition, avec trente-trois équipages, s’est déroulé les 26 et 27 mai 1923 sur un circuit près du Mans. Elle fut remportée par André Lagache et René Léonard sur une Chenard & Walcker. Ils couvrirent 128 tours à la moyenne de 92,064 km/h. Aujourd'hui, les « 24 Heures du Mans » ont lieu chaque année en juin. C'est la plus ancienne et la plus prestigieuse des courses d'endurance pour automobile de sport.
Le circuit
La piste, mesurant 13,629 km comporte une grande partie de route nationale. Les passages les plus connus sont les virages du Tertre Rouge, Mulsanne, Arnage,Maison Blanche et la ligne droite des Hunaudières, longue d’environ 6 km et où les prototypes maintenaient une vitesse de près de 400 km/h pendant une minute (le record de vitesse du circuit est de 405 km/h). Cette portion du circuit a été partagée en trois lignes droites par l'agencement de deux chicanes en 1990. Ces chicanes ont pour fin de réduire la recherche de la vitesse maximale par des réductions d'appuis aérodynamiques trop importants et de limiter par conséquence les différences de vitesse entre concurrents. L'envol de véhicules était dû à la géométrie de la piste avec un changement de plan qui pouvait créer un décrochage aérodynamique suivant leurs configurations et réglages aérodynamiques. La bosse a été aplanie pour l'édition 2001.
Le record de la vitesse moyenne la plus élevée sur un tour en course a été réalisé par Stéphane Sarrazin sur une Peugeot 908 avec un temps de 3’19"394 soit 246,07 km/h de moyenne lors de l'édition 2008.
Organisation de la course
Quand Le Mans se met à l'heure de la course, ce ne sont pas seulement 24 heures mais une semaine complète d'évènements. Tout commence avec le pesage des véhicules, sur les Quinconces des Jacobins. Les essais et les qualifications suivent le mercredi et le jeudi. S'en suivent le classic British Welcome dans les faubourgs de la ville, la célèbre parade des pilotes dans le centre ville. Puis, dès le samedi et tout au long du week-end de la compétition, les animations sont nombreuses telle la fête foraine, les concerts, le village, et bien sûr la course.
Les 24h
Dès la seconde édition, il fut décidé que l'épreuve se déroulerait lors du deuxième week-end de juin, en raison des performances des phares de l'époque. Cette organisation du deuxième week-end de juin a subi des modifications ultérieures, dues davantage à des circonstances extérieures. En 1968, l'épreuve s'est tenue en septembre en raison des événements de mai. En 1998, l'épreuve a eu lieu le premier week-end de juin afin de ne pas se superposer à la Coupe du monde de football organisée en France. Depuis 1998, l'organisation a été assouplie, la course a lieu soit le deuxième, soit le troisième week-end de juin.
Quinze éditions consécutives (1994 à 2008) ont été remportées par une voiture disposant d'un moteur allemand (neuf fois Audi, quatre fois Porsche et deux fois BMW) ; la Bentley anglaise victorieuse en 2003 avait un moteur dérivé du moteur Audi de la R8 et la Mclaren de 1995 un moteur BMW.
Les douze dernières éditions furent remportées par des voitures équipées de pneus Michelin.
Historique - Programme
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